Rob Van Dam est sacré champion de la WWE !
- teddy2j21

- 1 juil. 2019
- 5 min de lecture
Dernière mise à jour : 21 avr. 2020
ECW One Night Stand 2006 (11 juin) - New York

Devant les siens, Rob Van Dam capture le trophée mondial de la WWE...
RVD annonce à l’avance la date de son cash-in
Heureux propriétaire de la mallette du Money In The Bank exposée à Wrestlemania 22, RVD attend le bon moment pour utiliser son contrat et inscrire son nom sur le titre suprême de la WWE. A peine deux mois après sa gloire sur le ring de la « Vitrine des Immortels », ses ardeurs combinées à un coup de pouce du destin ont raison de sa patience et de son sang-froid : le 15 mai à Raw, Vince McMahon annonce que John Cena (champion de la WWE) et RVD (champion intercontinental) prendront part à un match handicap à deux contre trois, sachant que si l’un des deux compétiteurs subit le tombé final, il perdra immédiatement son sésame. A son grand désarroi, RVD se fait clouer les épaules au sol par Shelton Benjamin sous les yeux de l’arbitre, alors que Triple H rivait en même temps celles du Champ de l’autre côté du ring. Malgré l’injustice dont il a été victime, The Whole Fucking n’a nul autre choix que d’abandonner la ceinture qui réchauffait ses hanches depuis le 30 avril. La pilule passe mal… Quelques jours plus tard, il prend alors une décision radicale, sans doute hâtive, dont le caractère héroïque a le mérite d’être souligné : sous l’effet de la colère, il annonce qu’il encaissera sa mallette au cours du pay-per-view ECW One Night Stand, chez lui, au nez et à la barbe d’un public dont le moteur est activé par la violence extrême, le sang, la barbarie. Bref, John Cena peut se satisfaire de ne pas être pris en traître par le détenteur de la mallette noire, contrairement au début de l’année 2006 où il ne put lutter face à l’opportunisme d’Edge, premier vainqueur du Money In The Bank. Le 5 juin, le contrat est officiellement signé entre les deux partis, laissant planer une tension permanente jusqu’au jour fatidique. Un climat délétère est d’autant plus palpable que RVD a promis, en cas de victoire, de rebaptiser le championnat de la WWE en « titre de la ECW ». Cette promesse a presque l’effet d’un cyclone dans la mesure où les lutteurs de la WWE ont toujours eu mauvaise presse auprès des spartiates de l’ECW ; une rivalité sous-jacente n’a jamais cessé entre les Superstars des deux écuries, en raison de leurs différences de mentalité.
Mr Money In The Bank glane le titre de la WWE
Le jour J est arrivé, mais l’enthousiasme ne parcourt pas l’esprit de tous les lutteurs concernés. Une fois n’est pas coutume, les multiples champions de la WWE sont invités à défendre leur titre au cours d’un PPV exclusif à l’ECW, One Night Stand. Ainsi, dans une ambiance euphorique et complètement débridée, Rob Van Dam est pouponné comme s’il était le chérubin de la foule, l’enfant prodige dont l’éventuel triomphe remplirait d’extase les 2 460 amoureux de l’extrême réunis à New York. A l’inverse, John Cena est considéré comme l’homme à abattre, l’incarnation du mal absolu ; le leader de la Cenation doit non seulement calmer la frénésie de RVD, mais il doit aussi passer outre le comportement irrespectueux des spectateurs à son encontre. Insultes, gestes obscènes, broncas, tous les moyens sont bons pour lui montrer qu’il n’est pas le bienvenu dans le sanctuaire de l’ECW. Des « Fuck you Cena ! », des « Tu ne sais pas catcher ! » et des « EC-Dub ! » résonnent jusqu’à l’extérieur de la bâtisse, le t-shirt du champion est systématiquement renvoyé sur le ring lorsqu’il l’envoie dans les travées, un rouleau de papier est même jeté sur lui. Bref, le match de championnat démarre sur un rythme plutôt lent et saccadé, avant de prendre la forme d’une escarmouche complètement désordonnée, d’une bataille intense où les règles n’existent plus, où tous les éléments du décor deviennent partisans du combat. Les deux bidasses téméraires s’échangent de rudes coups à l’intérieur du ring, puis à l’extérieur ; une première prise de risque voit le jour lorsque RVD, debout sur l’un des côtés du ring, exécute sa Corkscrew Leg Drop sur un John Cena groggy, plié en deux sur la barrière de sécurité. Outre le décor pittoresque, les objets assoupis près du ring sont rapidement réveillés par les protagonistes du pugilat. Dans un premier temps, une chaise pliante est utilisée par The Whole Fucking, lui permettant d’orchestrer un Stakeboard Dropkick suivi d’un Rolling Thunder. Quelques minutes plus tard, le prétendant ramène une table qu’il pose délicatement dans un coin du ring, puis le champion du monde en titre réagit en allant chercher les escaliers en acier. Entre-temps, le Champ n’a pas hésité à porter une « corde à linge » sur l’arbitre de la rencontre, preuve que les limites du raisonnable ont été franchies. Quelques secondes avant le dénouement du conflit, John Cena semble plus proche que jamais du triomphe, mais un élément perturbateur surgit de nulle part et sonne le glas du match : un homme vêtu d’une combinaison noire, tête cachée dans un casque, débarque sur la scène du combat et porte un Spear sur le champion mondial à travers la table installée dans le coin du ring. L’homme mystérieux ôte son casque et ravit la totalité du public ; il s’agit d’Edge, désigné récemment comme le prochain prétendant au championnat de la WWE. Les jeux sont faits, Rob Van Dam remporte la pierre précieuse de la WWE et provoque une effusion de joie dans la brûlante caverne de New York.
Rob Van Dam à l’apogée de sa carrière
Plus qu’un combat de catch, c’est une querelle chaotique de gladiateurs qui a émoustillé près de 2 500 fétichistes de la barbarie. Le ring si pur a rapidement pris les formes d’un champ de bataille sur lequel s’amoncelèrent plusieurs instruments de torture, ainsi que des corps refroidis. Au terme d’un pugilat parsemé de controverses, Rob Van Dam est devenu une gloire locale, le porte-drapeau de la communauté extrême de la WWE, un chevalier populaire de l’ECW que les fidèles ne manqueront pas de canoniser en temps voulu. Par son exploit, The Battle Creek Barbarian trace une nouvelle ligne dans son palmarès, une ligne dorée dont le prestige crée des jaloux et fait saliver tous les catcheurs du monde. A l’apothéose de sa vie professionnelle, il laisse une trace indélébile dans le cœur des fans qui vénèrent l’écurie extrême de la WWE, ceux dont l’amour pour les principes de l’ECW est inconditionnel. Malheureusement pour lui, RVD ne conserve son titre qu’un petit mois dans la mesure où Edge lui capture à l’issue d’un match triple menace qui incluait John Cena.











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