top of page

Adieu langue de bois, CM Punk fait sa "Pipe-bomb" !

  • Photo du rédacteur: teddy2j21
    teddy2j21
  • 4 juil. 2019
  • 5 min de lecture

Dernière mise à jour : 21 avr. 2020

Monday Night Raw (27.06.2011) - Las Vegas, Nevada

A quelques jours de son départ de la WWE, CM Punk se lâche...

CM Punk cherche sa place à la WWE

Depuis la dissolution de sa Straight Edge Society, CM Punk est blotti dans ses envies d’exercer son pouvoir sur de nouvelles personnes, quitte à restaurer son fauteuil moelleux de gourou détesté par la plèbe. En décembre 2010, son vœu est exhaussé lorsqu’il façonne une seconde mouture de la Nexus, celle-ci venant d’être à moitié décimée. Toutefois, Punk et sa bande n’obtiennent pas le succès escompté après plusieurs mois de collaboration ; un grain de sable ralentit constamment le fonctionnement de leur machine dangereuse, du moins sur le papier. En pratique, la réalité est beaucoup plus sombre ; c’est ainsi que le Straight Edge Savior loupe l’ascenseur du succès face à Randy Orton lors de Wrestlemania 27, d’autant plus que la vipère a blessé tous les chiens enragés de la nouvelle Nexus au cours de la ruée vers Wrestlemania. Le gang n’est pas mort, meurtri peut-être, victime d’une perte de crédibilité, mais son leader possède des ressources insoupçonnées. Le 20 juin 2011, à Raw, CM Punk remporte un match triple menace et devient le nouveau prétendant au championnat de la WWE à Money In The Bank. La situation est très ironique, car son contrat avec la WWE expire le 17 juillet à minuit, soirée durant laquelle se déroule le pay-per-view. D’ailleurs, le maître du GTS affirme d’ores et déjà qu’il ne signera aucun nouveau contrat avec la fédération de Vince McMahon : en d’autres termes, si CM Punk capture le titre de la WWE à Money In The Bank, la compagnie de Stamford pourra faire ses adieux à son lutteur rebelle, ainsi qu’à sa couronne prestigieuse. De ce fait, John Cena, champion mondial en titre, est le dernier homme capable d’éviter le cataclysme annoncé. Bref, le triple champion du monde poids-lourds n’a plus rien à perdre, si bien qu’avant de claquer définitivement la porte de la WWE derrière lui, il tient à régler ses comptes avec les dirigeants de la fédération, avec leurs principes et leurs têtes de gondole. Lors de l’épisode de Raw daté le 27 mai, il délivre sa fameuse « Pipe-bomb » qui restera dans les annales, un discours sans filtre ni langue de bois dont la pureté et la franchise eurent l’effet d’un tremblement de terre.


Le rebelle déclenche une bombe verbale

Alors que John Cena vient de perdre un match de tables face à R-Truth, CM Punk se saisit d’un micro, avant de s’asseoir à l’entrée de la rampe menant au ring. D’emblée, son comportement ubuesque laisse présager un monologue qui ne sera pas dorloté par la sagesse, en témoigne sa première phrase très révélatrice : « Avant que je ne quitte la WWE dans trois semaines, j'ai beaucoup de choses à libérer de ma poitrine ». D’ailleurs, CM Punk est vêtu d’un t-shirt à l’effigie de « Stone Cold » Steve Austin, le contre-pouvoir par excellence de l’Attitude Era, ce qui en dit long sur ses intentions. Devant une foule disciplinée, il démarre une tirade dont le contenu ne rend pas fier les figures autoritaires de la WWE. D’abord, il affirme honnêtement qu’il ne déteste pas John Cena, même s’il reconnaît que celui-ci est le meilleur au monde lorsqu’il s’agit « d’embrasser les fesses de Vince McMahon ». A ce propos, il se fait un malin plaisir à nommer les autres stars qui ont toujours été dans les petits papiers du président, à savoir Hulk Hogan et The Rock. En l’espace de cinq minutes, le Straight Edge Savior brûle les carcans de la WWE par sa voix enflammée et dénonce le favoritisme prégnant ; il n’hésite pas à s’autoproclamer le « meilleur au monde », celui dont l’excellence aux niveaux technique et verbal ne fait aucun doute. D’un revers de main, il balaye la hiérarchie sauvage qui oppose les flatteurs d’ego aux combattants sous-estimés, ainsi que l’hypocrisie du président dont l’attention est portée en permanence sur ses vedettes privilégiées. A ce titre, le fait que John Cena et le Rock aient réservé le « main event » de Wrestlemania 28 un an à l’avance le rend malade, aigri, très furieux. Malgré son talent, il dénonce le fait de ne pas être sur les tasses de collection ou sur le programme des shows, de ne pas faire partie de la promotion, de ne pas être à l’ouverture des galas, etc. En roue libre, il lève les tabous qui entourent la WWE depuis plusieurs années, tout en allumant les étincelles d’une révolte par la seule force d’un micro. Personne ne peut arrêter l’orage, les vérités sont dévoilées les unes après les autres. Présomptueux, il voit déjà le championnat de la WWE autour ses hanches ; il émet d’ailleurs l’idée fantasque de défendre son bien à la Ring Of Honor ou à la New Japan Pro Wrestling, ne manquant pas de saluer son meilleur ami, Colt Cabana, devant les caméras. En fin de compte, une ultime provocation contraint les maréchaux de la WWE à couper son micro : « J'aime à penser que cette entreprise sera meilleure après la mort de Vince McMahon, mais elle sera en réalité reprise par son idiote de fille et son gendre stupide ». La dernière goutte d’eau fait déborder le vase, le recours à la censure apparaît comme la dernière échappatoire.


CM Punk prend une nouvelle dimension

Il y aura désormais un avant et un après CM Punk. N’ayant pas reçu la reconnaissance qu’il mérite, le chasseur des substances addictives n’a pas souhaité quitter le navire avant de remettre les pendules à l’heure. En conséquence, il s’est offert six minutes de parole dont la résonance a heurté d’innombrables tympans. Outre ses critiques à l‘égard du système général de la WWE, ses joutes verbales ont eu l’effet de balles perdues, les mêmes qui peuvent transpercer mille obstacles avant de gifler votre amour-propre. Dès le lendemain matin, sa « Pipe-bomb » a fait l’objet d’une véritable couverture médiatique dans le milieu du divertissement sportif, faisant du Straight Edge Savior un rebelle des temps modernes, un bourreau de l’ordre établi. Par la suite, il se définira comme la « voix des sans voix », celui qui ose dire tout fort ce que les autres pensent tout bas. A l’issue de Money In The Bank et d’un match noté cinq étoiles par les critiques, CM Punk s’arroge le championnat de la WWE et quitte l’arène de Chicago sous les cris heureux de ses voisins, de sa famille, de ses compatriotes. Toutefois, son évasion est relativement courte, sachant qu’il effectue son retour à Raw le 25 juillet, après avoir trouvé un nouvel accord avec les officiels de la WWE.




Commentaires


ME SUIVRE

  • Facebook Classic
  • Twitter Classic
  • c-youtube

© 2019 par VUILLOT Teddy. Créé avec Wix.com

bottom of page