The Miz remporte le championnat de la WWE !
- teddy2j21

- 28 juin 2019
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Dernière mise à jour : 21 avr. 2020
Monday Night Raw (22.11.2010) - Orlando, Floride

Le Chick Magnet finit l'année 2010 sur les chapeaux de roue : Awesome !
Entre patience et montée en puissance, Miz attend son heure
Affublé de sobriquets peu flatteurs, infériorisé depuis quelques années, considéré comme un vaurien, un arriviste ou un moins-que-rien, The Miz a fait mentir toutes les mauvaises langues au cours de l'année 2010. Émaillé de confettis, de titres et de champagne à foison, son début de nouvelle décennie a été une réussite complète, si ce n'est parfaite. Démarrant le mois de janvier avec le championnat des États-Unis autour des hanches, il s'empresse de capturer deux autres titres en février : en compagnie du Big Show, il s'arroge les ceintures par équipes unifiés de la WWE, avant de les défendre victorieusement à Wrestlemania, sur la scène la plus prestigieuse du catch à l'échelle mondiale. Bon premier tiers d'année civile, « poursuivez les efforts » aurait pu écrire un professeur sur son bulletin de notes. A ce stade, sa moyenne de réussite est très élevée, alors que celle de la popularité effleure la base de la notation : le public le siffle en permanence, l'insulte, le hue, crache sa haine sur lui. Paradoxalement, il faut dire que le Chick Magnet adore être détesté : arrogant, il cherche tout le temps le feu des projecteurs, les artifices, le devant de la scène. Contre toute attente, cette soif de pouvoir le propulse vers de nouveaux tropiques en milieu d'année 2010. Au mois de juillet, il décroche la mallette du Money In The Bank de Raw et fait un pas de plus vers le Graal de la WWE, à savoir le sacro-saint championnat mondial de la fédération. Malgré sa perte du titre des États-Unis au profit de Daniel Bryan, il reste l'heureux propriétaire d'une mallette qui contient un contrat en or. Très bon second tiers d'année, le jury lui attribue les « félicitations ». Tout au long de l'automne 2010, le lutteur égocentrique de l'Ohio est une menace permanente pour le champion de la WWE, à savoir Randy Orton. Les opportunités de « cash-in » sont nombreuses, mais toujours gâchées par des obstacles imprévus ; il faut être patient, l'heure du moment opportun viendra forcément, peut-être demain, après-demain ou l'année prochaine. La pression est lourde et la crainte d'un encaissement infructueux est pesante, surtout à la lecture du fait suivant : depuis le premier Money In The Bank à Wrestlemania 21, tous les vainqueurs ont converti leur mallette en trophée mondial, sans exception. Rien que pour l'année 2010, Jack Swagger a capturé la valisette suspendue dans l'air bouillonnant de Wrestlemania 26 et l'a transformée en championnat du monde poids-lourds, le tout en seulement cinq jours. Lors du PPV éponyme de juillet, le grand gagnant de la mallette bleue de Smackdown, Kane, en a tiré profit le soir même au détriment de Rey Mysterio. Autrement dit, The Miz n'a pas le droit à l'erreur. Un faux pas pourrait sonner brusquement la fin de sa montée en puissance. Néanmoins, il peut compter sur son protégé de NXT, Alex Riley, qui assure ses arrières en permanence. Ensemble, les deux hommes forment une doublette parfaite, un mélange homogène composé d'impertinence, d'une grosse quantité d'arrogance et d'un soupçon de turbulence. A Monday Night Raw, ils ne cessent de faire des émules et des esclandres, bien que leur dos soit protégé par une solide carapace sur laquelle glisse la salive rageuse de leurs rivaux. Point positif pour le Chick Magnet, le champion de la WWE en titre, Randy Orton, est soumis aux appétits criards de la Nexus, terrible gang qui outrepasse les lois et impose férocement la sienne.
Le rêve glorieux du Chick Magnet devient réalité
A force de lorgner le championnat de la WWE, le lutteur prétendu « Awesome » se surprend à rêver de grandeur, de reconnaissance, de champagne et de tapis rouge. Mallette en main, il imagine déjà la prochaine étape logique de son parcours, à savoir la borne du « main event ». Une borne que seul le bijou suprême de la fédération peut rendre accessible. Le 22 novembre 2010, une lucarne de chance s'ouvre face à lui, derrière laquelle se télescopent les songes du triomphe et le gros risque de tout perdre. Inspiration prise, le Miz s'engouffre dans cette fenêtre de courage qu'il n'a pas l'habitude d'ouvrir. En direct de Monday Night Raw, le fameux instant du « cash-in » est imminent, proche de l'aboutissement : vingt-quatre heures après les Survivor Series, l'Apex Predator est encore et toujours confronté à la meute de la Nexus, si bien que le manager général de Raw l'a contraint à défendre une nouvelle fois son titre face à Wade Barrett. Selon toute vraisemblance, The Viper n'est pas dans une forme des grands soirs ; ses traits tirés et son genou vilainement amoché en disent long sur son état de santé. Ce qui est une mauvaise passe pour le champion est une excellente nouvelle pour « l'aimant à gonzesses ». Grâce à l'aide miraculeuse de John Cena, viré de la WWE la veille, Randy Orton se défait des anciens rookies de NXT et conserve son trésor, du moins le temps d'une petite respiration. Son championnat lui est à peine rendu que « Monsieur Money In The Bank » fait la course de sa vie en direction du ring, prêt à faire valoir les clauses de son contrat glané au mois de juillet. Le tueur de légendes n'a pas son mot à dire, car l'argent en banque ne s'encaisse pas selon les convenances du champion en titre. Les yeux rivés sur sa proie, The Miz dispute le combat le plus important de toute sa carrière ; sa concentration est totale, fixée sur l'opportunité la plus royale de sa vie. En début de match, le prétendant au titre ronronne, réfléchit à une stratégie, cherche un point d'attaque, la jambe de son adversaire par exemple. Toutefois, ce qui a pu être une facilité pour Edge, CM Punk, Jack Swagger ou Kane par le passé, presque une formalité, est une épreuve ardue pour le Chick Magnet. Désormais, la vipère est confrontée à son instinct de survie ; elle gigote face au filet de son chasseur, se débat tant bien que mal, essaye d'injecter son venin dans la chair de son prédateur. En dépit de quelques frayeurs, The Awesome One vient finalement à bout de l'Apex Predator grâce à son Skull Crushing Finale. Un, deux, trois, le championnat de la WWE change de main, le Miz monte sur le toit du monde et Randy Orton dit « au revoir » au saphir de la fédération. Le gamin de l'Ohio est devenu un grand garçon, certes vaniteux et condescendant, mais champion du monde et nouvelle vedette de la compagnie de Stamford. Personne n'aurait pu le croire, à part lui-même. Son troisième tiers d'année se termine sur la note parfaite de vingt sur vingt, avec les « félicitations » en prime. Autour de lui, les spectateurs sont très mécontents, les petites filles ont des visages de diablesses, les garçonnets et leurs pères vont chercher des longs sifflets enfouis dans leurs poumons : à défaut de bonheur partagé, The Miz peut compter sur la joie démonstrative de son comparse, Alex Riley.
The Miz entre dans le temple des champions mondiaux
A l'issue de l'année 2010, le lutteur dédaigneux à la grande bouche peut se féliciter d'avoir rendu une copie parfaite : après la ceinture des États-Unis, les pièces en cuir de la division par équipes et la mallette du Money In The Bank, le diamant ultime de la WWE a couronné plusieurs mois de travail acharné. De l'émission de télé-réalité « Tough Enough » au roster principal de Raw, la marche était déjà haute, mais le Miz l'a franchie à force de persévérance. Du bas de carte au « main event », la marche était encore plus haute, mais pas assez pour décourager l'Awesome One. Après avoir fait déjoué tous les pronostics lors de l'événement Money In The Bank, il a fait le malheur d'un bon nombre de parieurs. Grâce à la réussite inespérée de son « cash-in », le vantard de l'Ohio a imprimé son identité aux côtés de nombreuses légendes du divertissement sportif, Hulk Hogan, Bret Hart, The Rock, Steve Austin, Shawn Michaels, The Undertaker ou Ric Flair. Et ça, c'est « Aweeesooooome » !











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