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John Cena effectue ses débuts à Smackdown !

  • Photo du rédacteur: teddy2j21
    teddy2j21
  • 28 juin 2019
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 21 avr. 2020

WWE Smackdown (27.06.2002) - Chicago, Illinois

Dès ses débuts, John Cena n'a pas peur de l'opposition...

John Cena attend patiemment la bonne opportunité

Intégré dans le club-école de la WWE en 2000, l’Ohio Valley Wrestling, un nouveau lutteur répondant au nom de John Cena ne tarde pas à marquer les esprits. Nul ne peut contester le fait que sa progression est très rapide, tout comme le fait que son corps est très affûté. En l’espace de quelques mois, le planton du Massachusetts impressionne le public en raison de ses triomphes successifs : après avoir remporté les championnats par équipes de l’OVW avec Rico Constantino, il s’empare du titre poids-lourds détenu par The Leviathan, bientôt connu sous le nom de Batista. Durant son court séjour au sein de l’école formatrice de la WWE, il s’offre l’opportunité d’affronter plusieurs stars montantes du circuit, à savoir Brock Lesnar, Randy Orton ou encore Shelton Benjamin, tous promis à un avenir doré. D’un point de vue physique, il faut dire que John Cena n’a pas lésiné sur les efforts pour se dessiner des muscles dignes d’un éphèbe ; son corps taillé dans le marbre ne laisse personne indifférent, à commencer par les lutteurs qu’il côtoie régulièrement sur le ring. Bref, il possède toutes les cartes en main afin de démarrer une brillante épopée, mais la principale difficulté résulte en le fait de saisir sa chance au bon moment, au bon endroit. Maintes Superstars talentueuses ont échoué si près du but, alors que les grands spécialistes du divertissement sportif les voyaient incarner la relève, les héros de demain. En d’autres termes, John Cena doit prendre ses précautions avant de plonger dans le grand bain de la WWE, celui au sein duquel nagent beaucoup de requins affamés tels que l’Undertaker, Hulk Hogan, Kurt Angle, Chris Jericho et bien d’autres. A la surprise générale, la nouvelle comète du divertissement sportif choisit une chaude soirée de l’été 2002 pour éclairer le ciel de la WWE, un soir de Smackdown placé sous le signe de l’agressivité.


Un nouveau soldat débarque à Smackdown

Quelques jours après le pay-per-view King Of The Ring 2002, Kurt Angle se pavane sur le ring de Smackdown, fier d’être devenu le premier homme à faire abandonner The Immortal, Hulk Hogan. A vrai dire, le champion olympique marche sur l’eau depuis quelque temps, sachant qu’il a réussi l’exploit de battre l’Undertaker par tombé lors de l’épisode de Smackdown daté le 20 juin. Bref, Angle gravit progressivement des sommets qu’il pensait inaccessibles, d’où son envie de continuer sur sa bonne lancée. Le 27 juin, il profite de son excès de confiance pour lancer un défi ouvert, un match simple auquel n’importe quelle Superstar peut répondre favorablement. Après quelques secondes de flottement, une musique inconnue se déclenche dans l’arène de Chicago, amorçant l’arrivée d’un homme costaud dont la notoriété est proche du néant. Vêtu d’un modeste slip de combat écarlate, John Cena traverse la rampe d’entrée d’un pas ferme, alors que l’Olympic Hero ne peut s’empêcher de rire à gorge déployée. Micro en main, celui-ci s’empresse de demander l’identité de son contradicteur, ainsi que ses principales qualités. D’un ton sec et franc, John Cena se contente de prononcer deux mots, « RUTHLESS AGGRESSION ! » (« Agression impitoyable ! »), avant d’envoyer son poing ferme sur le visage de la Wrestling Machine. Tel un effronté, un garnement qui n’a pas froid aux yeux, le jeunot du Massachusetts bondit sur l’ancien champion du monde et le recouvre de rudes coups de poing, aussi bien à l’intérieur du ring qu’à l’extérieur. Très vite, Kurt Angle reprend l’avantage en sublimant deux German Suplex et une Suplex classique, avant d’immobiliser son adversaire au sol à l’aide d’un Front FaceLock. Même si le spécialiste des prises au sol maîtrise son sujet en faisant preuve d’un certain calme, il se doit d’esquiver le piège castrateur de la facilité, sachant que John Cena possède des capacités de résistance sous-estimées en vertu de son jeune âge, de sa fraîcheur et de son énergie inépuisable. D’ailleurs, ce dernier ne se résigne pas à subir tous les affronts de son contradicteur sans broncher ; il revient petit à petit dans le match et livre plusieurs prises qui, malgré leur simplicité d’exécution, ont le mérite d’être efficaces (Spinebuster, Powerslam, DDT, etc.). Néanmoins, il ne possède pas encore tous les bagages qui permettent de vaincre loyalement un vétéran de la trempe de Kurt Angle : malgré sa fougue, Cena se laisse surprendre par un Roll-up magnifiquement exécuté par son rival, signant alors sa première défaite dans l’écurie bleue de la WWE. Certes, il paraît moins essoufflé que la Suplex Machine, mais sa naïveté évidente lui a prouvé que le chemin de la gloire est boueux, sinueux, couvert de branches et de feuilles mortes qui rendent les pieds plus lourds, les esprits plus fragiles. Sa naïveté est d’autant plus criante qu’après le match, fort de sa performance, il tend sa main à Kurt Angle en croyant que celui-ci va la saisir en signe de respect. Raté…


Malgré l’échec, John Cena n’est plus un inconnu

Débuts perdants, mais très encourageants ! Si le preux chevalier du Massachusetts a chuté de son bourrin, il a néanmoins posé son empreinte sur les terres de Smackdown. Pour être honnête, vaincre un maître technique du calibre d’Angle est déjà très compliqué pour un vétéran, alors cela relève quasiment de la mission impossible pour un apprenti tout juste sorti de l’école de formation. A défaut d’avoir empoché une victoire importante, John Cena a assouvi les curiosités en ayant surpassé ses éventuelles craintes ; le public retiendra notamment qu’il ne s’est pas fait marcher sur les pieds, qu’il n’a pas fui le champ de bataille comme un lâche, qu’il a livré une bataille rugueuse en dépit de ses maigres armes. D’ailleurs, sa bravoure a immédiatement suscité des vagues de sympathie à son retour en coulisses : croisant d’abord Rikishi, Farooq et Billy Kidman qui s’empressent de le féliciter, il tombe nez-à-nez avec le champion mondial de la WWE, The Undertaker. Le regard ténébreux du Deadman et les yeux dociles de Cena s’entrechoquent, comme si le vétéran contemplait fièrement la relève. Soudain, l’homme d’outre-tombe tend sa main pour serrer celle du jeune trublion qui se tient devant lui ; le moment du passage de flambeau n’est pas encore arrivé, mais tout le monde peut comprendre que John Cena deviendra rapidement le pionnier d’une nouvelle génération.




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